دار الثقـــــــــافة مــــولود معمــري تيــــزي وزو
AXXAM N YIDLES MULUD AT MΣEMMER N TIZI-WEZZU
MAISON DE LA CULTURE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

Bienvenue sur le site de la

Maison de la Culture Mouloud Mammeri de la wilaya de Tizi-ouzou.

BIBLIOTHEQUE DE LA

MAISON DE LA CULTURE MOULOUD MAMMERI

دار الثقـــــــــافة مــــولود معمــري تيــــزي وزو
AXXAM N YIDLES MULUD AT MΣEMMER N TIZI-WEZZU
MAISON DE LA CULTURE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

  • CONDOLÉANCES : Profondément attristés par le décès du militant Monsieur Saïd BOUKHARI, la Directrice de la maison de la culture Mouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou, ainsi que l’ensemble du personnel de l’établissement, présentent à toute sa famille leurs sincères condoléances Ath yarhem Rabi
Hommages
JOURNÉE NATIONALE DE L'ARTISTE
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
MINISTERE DE LA CULTURE

WILAYA DE TIZI-OUZOU
DIRECTION DE LA CULTURE
MAISON DE LA CULTURE MOULOUD MAMMERI ET SON ANNEXE À AZAZGA
LE COMITÉ DES ACTIVITÉS CULTURELLES ET ARTISTIQUES

CELEBRENT

LA JOURNEE NATIONALE DE L'ARTISTE

(DU 06 AU 08 JUIN 2015)

As Aγelnaw Unaẓuṛ

Tajmilt i Yegrawen n Ccna Atrar Aqbayli

الوطني للفنان اليوم

للمجموعات الموسيقية العصرية القبائلية تكريما

HOMMAGE AUX GROUPES DE MUSIQUE MODERNE KABYLE :
«ABRANIS, AFOUS, AGRAW, DJURDJURA, IDEFLAWEN, IGENNADEN,
IGOUDAR, IKHOULAF, IMAZIGHEN IMOULA, ISSOULAS, TAGRAWLA, YOUGOURTHEN »

Maison de la Culture Mouloud Mammeri et son Annexe à Azazga

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
MINISTERE DE LA CULTURE

WILAYA DE TIZI-OUZOU
DIRECTION DE LA CULTURE
MAISON DE LA CULTURE MOULOUD MAMMERI ET SON ANNEXE À AZAZGA
LE COMITÉ DES ACTIVITÉS CULTURELLES ET ARTISTIQUES

Célèbrent

LA JOURNEE NATIONALE DE L'ARTISTE

EN HOMMAGE AUX GROUPES DE MUSIQUE MODERNE KABYLE :

«ABRANIS, AFOUS, AGRAW, DJURDJURA, IDEFLAWEN, IGENNADEN,
IGOUDAR, IKHOULAF, IMAZIGHEN IMOULA, ISSOULAS, TAGRAWLA, YOUGOURTHEN »

PROGRAMME :

Samedi 06 juin 2015:

I. Maison de la Culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou :

Hall d'exposition:

09h: Exposition des biographies, photographies, articles de presse, livres... sur la vie, la carrière et les œuvres artistiques des groupes de musique moderne kabyle.
• Exposition d'anciens disques et cassettes audio des groupes.
• Exposition de livres par les éditions ENAG
• Projection de clips et chansons des groupes
• Vente dédicace des manuels didactiques et DVD de l'apprentissage de la guitare par Hocine Ouaguenini (auteur et professeur de musique).

Petit Théâtre:
10h: Conférence sous le thème : « l'apport de la chanson moderne à la culture et la langue amazigh en Kabylie », animée par Monsieur Abdennour ABDESSELAM (écrivain-journaliste).

Salle de spectacles:
14h: Spectacle et témoignages en hommage aux groupes de musique kabyle, animé par les groupes et les jeunes talents guitaristes et interprètes.

II. Annexe de la Maison de la Culture Mouloud Mammeri à Azazga :

Salle d'exposition :

• Exposition des biographies, photographies, articles de presse, livres... sur la vie, la carrière et les œuvres artistiques des groupes de musique moderne kabyle.
• Réalisation d'une fresque à l'effigie des membres des groupes par les étudiants de l'École des Beaux Arts d'Azazga.

Lundi 08 juin 2015:

Annexe de la Maison de la Culture Mouloud Mammeri à Azazga :

Salle de spectacles
14h : Spectacle en hommage aux groupes de musique moderne kabyle, animé par des jeunes talents.




LA MUSIQUE KABYLE 

La musique kabyle est l'une des composantes significatives des éléments ayant assuré la sauvegarde de l'identité et de la culture amazigh. Ainsi, à l'instar des autres musiques Berbères d'Afrique du Nord ayant assuré la même mission de sauvegarde, elle a su traverser des siècles pour nous parvenir encore à nos jours car porteuse de vie.

Le style traditionnel de base de la musique kabyle est l'Acewiq. Ce style musical, longtemps porté par la seule voix des femmes, à été le support privilégié d'expression de divers sentiments de joie ou de deuil, des rêves les plus fous et souvent secrets, de l'amour, de la souffrance, de l'espoir ou du désespoir...

Au fil de son évolution l'Acewiq s'est métamorphosé sous plusieurs formes comme Tibugharin (chants rituels de fêtes), Azuzzen (berceuses), Izlan (chants d'amour érotique), Ch'na, Amaazbar ou Amjaddal (joutes oratpires par le chant), Ahiha (chants d'évocation amoureuse), Adekker (chant mystico-religieux), Rkoun n idebalen (musique des tambourinaires)...

Durant les années 1970 et poursuivant l'évolution dynamique de l'Acewiq, sont apparu plusieurs groupes artistiques qui proposaient un genre porté par une musique moderne sur fonds de mélodies du terroir très bien aménagées. La thématique générale s'articulait autour d'un discours contestataire face au déni identitaire qui avait cours alors. Ces groupes et chanteurs individuels ont su introduire des instruments modernes sans chocs ni heurts comme la guitare folk, classique, électrique, piano... plutôt avec une âme bien kabyle. Parmi ces groupes, on peut citer entre autres: « Abranis, Afous, Agraw, Djurdjura, Ideflawen, Igennaden, Igoudar, Ikhoulaf, Imazighen Imoula, Issoulas, Tagrawla, Yugurten ... » dont un hommage solennel leur sera rendu par la Direction de la Culture de la Wilaya de Tizi-Ouzou le samedi 06 juin 2015 à l'occasion de la célébration de la journée nationale de l'artiste.

BIOGRAPHIES DES GROUPES DE MUSIQUE MODERNE KABYLE :

BIOGRAPHIE Du groupe IDEFLAWEN :



Le groupe Ideflawen a été constitué en 1977 par Lahcen Ziani (parolier), Ali AIT FERHAT (compositeur) et Zahir (instrumentaliste).

Durant ces années, les campus universitaires, ont été le terrain de prédilection pour le groupe Ideflawen qui a trouvé une issue favorable pour la transmission du message des poèmes souvent composés par le dramaturge Mohya.

La première cassette d'Ideflawen est sortie en 1983, l'album est intitulé : « M'hend ». Leurs chansons traitaient de la liberté, l'amazighité et les valeurs du Mouvement Culturel Amazigh.

Des chansons comme « Oui, Oui Monsieur, Ay imeghban, Adjet-iyi abrid et Tullas », ont fait vibrer les cœurs des jeunes épris de liberté.

Un répertoire musical richissime de plusieurs décennies, mis à la portée du grand public, Ideflawen continue encore aujourd'hui à porter bien haut le flambeau de liberté, d'amazighité, et à promouvoir le patrimoine kabyle ...

PORTRAIT ALI IDEFLAWEN :

Interprète de la chanson engagée kabyle. Ali Ideflawen, de son vrai nom Ait Ferhat Ali, est né le 16/01/1957 à Timizart, wilaya de Tizi-Ouzou.

Ali Ideflawen a un palmarès musical parmi les meilleurs de la chanson moderne kabyle, avec une œuvre poétique qui remue les cœurs sensibles. Ideflawen chante la vie de tous les jours, les tabous, l'espoir comme le désespoir, son chant est un appel au dépassement sans rupture avec les ancrages historiques, sociologiques, culturaux...

Apparu dans les années d'oppression linguistique et culturelle, de privation des libertés démocratiques, individuelles et collectives, Ali Ideflawen prêta sa voix particulière et tout son talent pour empêcher que le sort n'engloutisse l'espoir, tous les espoirs et l'optimisme. L'engagement de ses textes, très rehaussés de mélodies complices, la place au premier rang parmi d'autres réussites. La mise au pluriel du mot neige n'est pas impartiale. Elle porte en elle un double sens mais non contradictoires plutôt complémentaires. Le premier est significatif de la persistance et de la ténacité dans le temps à résister à ces diverses oppressions aussi nombreuses qu'infaillibles. Le deuxième semble se rapporter au refus de succomber à la soif. Quand on sait que l'eau des neiges est continuelle et qui dure, et cette source de vie suinte et dévale par petits ruisseaux et rivières les faces en pente des montagnes, pour abreuver et désaltérer sans cesse l'homme en quête du savoir. Ici l'eau ne prend plus le sens organique mais une symbolique et un message d'assurance. Nous disons bien que "aman d'laman". Ideflawen a chanté souvent les textes de l'illustre dramaturge et poète Mohya. Ils n'étaient pas nombreux, ces artistes, à prendre l'initiative pour interpréter la parole de l'aède car celle-ci n'était guère complaisante ni serviable avec l'oppresseur.

Ali Ideflawen, lui, s'en est saisi pour braver l'appréhension, la peur, le doute et la terrible inquiétude. Seul, il comble l'auditoire et seul il fait l'événement loin du tintamarre et du vacarme assourdissant de l'assonance tant musicale que langagière vidée de sa substance et de l'éloquence légendaire de la langue kabyle. Ideflawen restera surtout fidèle à son engagement. Il n'a pas fait et ne fait pas comme le pendule d'une horloge, s'en allant de droite à gauche, selon les appels des sirènes alléchantes avec tout ce qu'elles proposent et qui a fait que bien d'anciens chênes ont succombé telle la férule dont la hauteur de la taille ne reflète pas nécessairement la grandeur. Ali Ideflawen peut jeûner des années mais restera digne et debout dans la droite ligne d'un grand chanteur-compositeur dont le genre restera rare tant par la qualité de ses productions que par ses mouvements humains dans la société. Il continue de porter haut les symboles formulaires de la langue de ses ancêtres dont fait partie la diva de la chanson kabyle : sa parente H'nifa ou encore son lointain grand-père alors disciple et fidèle de Chikh Mohand Oulhoucine en la personne du légendaire M'hend Ouaba.

Ali Ideflawen nous revient à chaque inspiration pour nous combler encore plus, lui qui n'est pas un saisonnier de la chanson.

                                   Sources : Abdennour Abdesselam « La Dépêche de Kabylie ».


BIOGRAPHIE DU GROUPE YUGURTEN :



Le groupe Yugurten fait référence au roi berbère de Numidie Yugarithen (Yugurten).
Le groupe Yugurten est composé d'éléments, tous originaires d'Azazga ou de proches villages:« Boualem RABIA, Abdellah SAHKI, Mustapha LAHCÈNE, Hocine SADI, Smaïl MENSOUS, Mahfoud BOUDJEBLA ».

En 1973, Mustapha Lahcène, Sadi Hocine et Boudjebla Mahfoud rejoignent la maison de jeunes d'Azazga. Le directeur de cette structure de jeunes M Hamadouche, les rassure quant à sa totale indépendance face aux autorités. Ils y trouvent une salle de répétition et du matériel de sonorisation. Ils y rencontrent une autre troupe dans laquelle s'expriment Boualem Rabia, plutôt orienté vers la poésie, le chant et le Bendir, et Smaïl Mansous, plutôt orienté vers la guitare. Ces deux éléments rejoignent le trio et c'est là que naît le groupe Yugurten.

Le groupe Yugurten s'inspire d'airs folkloriques anciens, qu'il arrange, modernise pour ses compositions musicales. Il en est de même pour les textes qu'il puise en partie dans le terroir.

Ainsi à partir de refrains, le groupe compose de nouveaux textes ou en amalgame plusieurs pour en faire un poème. En fin de compte, il s'y dégage beaucoup de nostalgie et de tristesse. On y décèle aussi une certaine authenticité.

Toujours en 1973, le directeur de la maison de jeune, M Hamadouche, met en relation le groupe avec la Radio Télévision algérienne, la RTA. Celui-ci reçoit une autorisation officielle pour participer à une émission de radio.

En 1974, le groupe Yugurten participe à ses premières émissions radiophoniques à la chaîne II et la chaîne III. Ils y rencontrent les figures emblématiques du moment de la radio à l'image de Medjahed Mohamed, Benhanafi, Anissa, les animateurs de leur première émission et Chérif Kheddam. Dans la foulée, le groupe enregistre à l'auditorium de la chaîne II deux titres: "Aru" et "Suday adu".

En 1975, Mustapha Lahcène, Boualem Rabia et Smaïl Mensous enregistrent deux chansons, « Iya a tagmatt » et « l3erc n tzizwa », au studio Oasis à Alger. Les chansons du groupe Yugurten passaient régulièrement sur les ondes de cette radio. Elles étaient très demandées par les auditeurs.

En 1976, Smaïl Mensous quitte le groupe. Hocine Sadi est démobilisé de l'armée et rencontre Abdellah Sahki qui intègre le groupe pour pallier au départ de Smaïl Mensous. Abdellah Sahki joue de la guitare d'accompagnement. Devant ce succès, Yugurten décide de produire un album. Chérif Kheddam lui suggère de faire l'enregistrement à leur domicile. Le groupe achète à Alger un magnétophone stéréo Hifi. Yugurten s'auto-enregistre dans la maison de la grand-mère de Mustapha Lahcène.

Les bandes d'enregistrement sont remises à Chérif Kheddam, qui à les transmet à sa maison de disque, le Club du Disque Arabe, dirigé par Ahmed Hachelaf, ancien directeur artistique chez Pathé Marconi et créateur du Club du Disque Arabe.

En 1978, le premier album du groupe Yugurten sort à Paris. Il bénéficie d'une faible diffusion en France et est totalement absent du marché algérien.

Lors des événements du Printemps Berbère en 1980, les membres du groupe ont fait l'objet de l'arrestation et l'emprisonnement.

En août 1980, quelques mois après le printemps berbère, il assure une partie de l'animation du premier séminaire du MCB, Mouvement Culturel Berbère, tenu à Yakouren en août 1980.

Le groupe Yugurten a beaucoup puisé dans le terroir dans ce premier album, et ce du point de vue des airs que des paroles, leur musique, repose essentiellement sur des airs folkloriques.
En 1983, sort chez Numidie Music, un deuxième album «Tafsut n prague ».


BIOGRAPHIE DU GROUPE DJURDJURA :


Le Groupe Djurdjura, est un groupe fondé à Paris en 1979 par Djouhra ABOUDA plus connue sous le nom de Djura. Le groupe est composé par un trio de sœurs «Djura, Malha et Fatima » qui a su exploré un rythme et des mélodies algériennes, tout en les mariant avec des instruments occidentaux et des influences du jazz Rock. A travers leur musique les filles du Djurdjura ont voulu, surtout, témoignent-elles, faire émerger des revendications concernant la condition de la femme algérienne, tout en fusionnant celles-ci avec des influences musicales de portée internationale. Ces dernières ont chanté en kabyle et en Français. Le groupe Djurdjura, du nom du majestueux massif montagneux de Kabylie, est en soi un programme, car il se propose de faire connaître et de rénover la chanson kabyle authentique.

A ce titre, il convient de dire que leurs chansons s'articulent, entre autre, autour de la prise de conscience d'un peuple, de la valeur et la richesse d'un patrimoine méconnu, de la tradition orale et le changement des mentalités, c'est en quoi la démarche du groupe est rebelle. En outre, les filles du Djurdjura traitent, également, dans leurs textes la liberté, l'amour, l'Algérie, la joie et la douleur, et ce, avec le souhait que la musique puisse panser leurs plaies et raviver leur espoir. A ce sujet, elles disaient dans l'un de leurs albums que : «l'Algérie a soif de prière / elle a envoyé ses enfants à la guerre / humiliée, méprisée, défiée, oubliée, piétinée / elle est la femme (...) je veux te parfumer de son Berbère et d'une musique sans frontière, pour que demain ton cœur ne soit pas amer». Néanmoins, la condition et la situation de la femme algérienne en particulier et magrébine en général ont fait, pour longtemps, leur source d'inspiration. Par ailleurs, il est à signaler que Djura compose elle-même les paroles et la musique des chansons du groupe. Elle décrit dans son œuvre autobiographique "Le voile du silence", parue en 1987 son histoire et celle du groupe jusqu'à cette date.

DISCOGRAPHIE :

"Le Printemps", 1979
"ASIREM" 1980
"L'espoir", 1982
"A Yemma",1984
"Le défi", 1986
"Uni-vers-elle", 2002
"Al slam-a", 2007

        Source : Des étoiles nommées «Les filles du Djurdjura» de Kamel Lakhdar Chaouche, publié dans Le Midi Libre le 07 - 05 - 2008


BIOGRAPHIE DU GROUPE ABRANIS :



Abranis est un groupe de Rock d'Algérie de musique kabyle fondé en 1967. Il a connu un grand succès en Algérie mais également en Europe dans les années 1970, 80 et les 90.
Le groupe a été créé en 1967 par Sid Mohand Tahar dit Karim Abranis, (Chanteur ). C'est en 1973 qu'il concrétisa avec ses amis Samir Chabane (Batteur), Madi Mahdi (guitariste) et Shamy el Baz (organiste).

Tout commence en 1967 lorsque deux immigrés, férus à la fois de la tendance ambiante, incarnée par la vague des rockers aux noms américanisés et de musique du terroir, se rencontrent, se découvrent pas mal de goûts communs et créent un groupe renforcé par deux autres musiciens Samir et Mehdi.

Le chanteur guitariste Karim, de son vrai nom Sid Mohand Tahar, est originaire du village Tafilkout (Illilten) et l'organiste Shamy Elbaz Chemini Abdelkader, est originaire du village Tilatiouine (Béjaia).

C'est dans l'avion en direction d'Alger, en 1973, pour participer à un festival que les membres du groupe choisissent le nom de Branis évoqué par l'historien sociologue Ibn Khaldoun dans ses «Prolégomènes ».

La musique des Abranis était un défit à l'idéologie dominante. À une époque où il n'était pas de bon ton de prononcer le moindre mot en Berbère, les Abranis affichaient une berbérité décomplexée, naturelle sans être ostentatoire. Les membres du groupe ajoutèrent un A avant Branis, ce qui donne le nom d'Abranis. Et c'est sous ce nom qu'ils remportèrent le prix du Festival à la surprise générale.

Une apparition à la télévision algérienne leur permet de populariser leur répertoire et leur ouvre les portes d'une tournée triomphale dans de nombreuses villes algériennes.
Dans la foulée, ils enregistrent leur premier 45T, avec le label Oasis, dans lequel figure les titres : « Athejeladde » en face A et « Itri lfjer » en face B. Ce premier 45T sortira en 1974.
L'année 1975 fut d'une grande richesse, avec l'enregistrement de trois nouveaux 45T et d'un album sur cassette. Deux 45T chez le label la voix du globe, avec le titre culte « Thalite » en Face B, et la toute première version de leur célèbre tube « Linda ». Un autre 45T sort, chez le label Cléopâtre, ainsi que leur premier album.
En 1975, après la tournée en Algérie, le groupe se scinde en deux. Samir Chabane (le batteur) et Madi Mahdi (le guitariste) fondent alors un autre groupe du nom de Syphax. Ils sont rejoints par le dernier membre du groupe Maklouf, et un chanteur du nom de Samy.
Des Abranis d'origine, ne restent que Karim, qui devient guitariste et Shamy l'organiste. D'autres musiciens vont les rejoindre à l'instar du batteur Arezki Barroudi et le bassiste Hachemi Bellali.
Plus tard en 1983, le français Yannick Guillo guitariste rejoint le groupe. Parmi les principaux tubes des Abranis : « Linda, Wali Kan, Tizizwa ou encore Avehri ».
Alors que le groupe ne s'était pas produit depuis 1983, les Abranis, précurseur du genre rock-pop en Algérie, font un retour triomphal en 2007 dans l'émission « Ighw zif a yid » (Retiens la nuit ) avant de lancer en juin 2008 une nouvelle grande tournée dans le pays qui fut un vrai triomphe.

BIOGRAPHIE DU GROUPE AGRAW :


Au début des années 1980, le chanteur kabyle Boudjemâa Agraw de son vrai nom Ouddane Boudjemâa, s'installe à Paris et y sort son premier album en collaboration avec Takfarinas en 1982, comportant les titres : « Leswar ezzine » (chanson phare) et beaucoup d'autres « Mumendil yeddwen » (une reprise d'une chanson folklorique d'Ait-Waghlis).

En 1983, le duo Agraw revient avec un autre album qui contient des titres comme : « d'Akli et Chef au parti ». Une année plus tard, le groupe se sépare pour des raisons non pas conflictuelles plutôt pratiques.

En 1984 vint le premier album solo de Boudjemâa mais toujours sous le label d'Agraw, cet album connut aussi un succès mais un peu moindre par rapport aux précédents. En 1985, le groupe Agraw sort un autre album avec un nouveau membre, Karim Tizouiar (ou Karim T), un jeune chanteur doué de beaucoup de talent de la région de Cap Siglé (Béjaia). Cet album compte des titres comme « Lakhmis d ldjemâa et Iâach ur yeksiv ». En 1986, Karim Tizouiar (ou Karim T), est parti entamer une carrière solo lui aussi, ce qui n'empêchera pas Boudjemâa de sortir un album, ce dernier comportera comme titre phare "Uliw Yedduqus" qui veut dire « mon cœur bat la chamade », un titre repris récemment par plusieurs artistes dont Karim T.

En 1987 arrive le dernier album produit en France en collaboration avec Arezki Baroudi, Jean François Picot et Céline Chollet, un grand tournant dans le style du chanteur Boudjemâa, des chansons majoritairement composées avec des percussions électroniques avec un style alliant cette fois-ci romance et mélancolie. Cet album a eu un grand succès, on peut citer les chansons "Ma ulacikem" et "Ayen nnan".

Etant un militant de base pour la cause berbère, son penchant à la chanson engagée n'a pas pris de rides depuis. L'engagement est nécessaire car il oriente, sensibilise et identifie toute une nation dans ses repères culturels et identitaires. Comme déjà il l'annonce clairement : « Tout silence est mensonge, et tout mensonge une atteinte à la liberté d'un peuple ». Sa simplicité et sa générosité ont fait de lui ce qu'il est aujourd'hui : un artiste complet.

En tournée dans certains pays européens, Agraw se produira aussi lors d'un concert qui sera organisé aux États-Unis en été 2008, avec le soutien d'une association berbère implantée là bas.

Il se produit aussi un peu partout dans le monde, en Europe, au Canada et plus spécialement en France.

DISCOGRAPHIE :
1982 : Leswar zzin (avec Takfarinas), 1984 : Made in Algéria, 1985 : Lexmis d lǧemεa (avec Karim T.) , 1986 : Ul-iw yedduqus, 1987 : Ayen nnan/Tin nɣan, 1988 : Lqedd n tsedda, 1989 : Dda Lmulud, 1992 : Yir zzwaǧ ala, 1993 : L'Algérie avant tout ulac, 1990 : Lewzirat, 1991 : Tadukli, 1994 : Nnig webrid, ddaw webrid, 1995 : Ali Baba et les 40 voleurs, 1996 : Fifty-fifty,1997 : Tameɣra n tayri, 1998 : Ḥuḥu 1er album édité en CD,1999 : Afrux ifirelles, 2000 : Yečča-k ma yelluẓ, 2001 : JSK, 2002 : Ixabiten icekkamen, 2003 : Asmekti n Ḥmiduc, 2004 : Le meilleur d'Agraw, 2004 : L'Algérie mal gérée, 2005 : Je t'aime (Mamia), 2006 : Lqern rbeεṭac, 2008 : Lmuḥuc , 2009 : Ḥydra, 2010 : Oum el-Hogra, 2011 : Zanga zanga, 2013 : Wid izedɣen tuddar, 2014 : Y'a Que Bouh qui Fouh


BIOGRAPHIE DU GROUPE IGUDAR:



C'est à l'époque de l'émergence de plusieurs groupes de musique kabyle moderne, engagés dans le combat culturel, linguistique et identitaire en Algérie entre autres : « Isulas, Inasliyen, les Abranis, Imazighen Imoula... » que la scène musicale kabyle, a connu la naissance dans les année 70 d'un groupe dénommé IGUDAR (Aigles) dans lequel va chanter Brahim Izri, auteur, compositeur et interprète aux côtés de copains de Lycée Abderahmane Illouli de Larbaa Nath Irathen (ex- Fort National).
Le groupe Igudar était composé de « Brahim Izri, Hatem Makhlouf dit kaci, Aziz Berrahma, Naït Abdelaziz, Nonor Nebbad et Cherfi Mouloud ». un groupe qui allait s'essayer au mouvement impulsé par le grand Cherif Kheddam qui a d'ailleurs propulsé sur la scène de grands noms de la chanson kabyle comme Ferhat Imazighen Imoula, Idir, Lounis Aït Menguellet, non seulement dans son émission « Icheneyen u Zekka » (les chanteurs de demain entre autres.

Le groupe IGUDAR sort sa première chanson : Arous, une fable sur l'escargot qui se débarrasse de sa coquille pour affronter le serpent !... entre (1973-1974) avec une mélodie fredonnée par les fans.

C'est à l'affût de changements dans l'horizon fermé aux libertés démocratiques que Brahim Izri va prendre pour bâton de pèlerin et en fera son combat dans le contexte politique de l'époque.

Le groupe né à partir de rien, plutôt de beaucoup de convictions, a animé des galas dans ses tournées à Alger. Il sera suivi des refrains d'Arous et de cette autre berceuse chantée d'abord par IGUDAR, « Chthedouyi », qui va faire les beaux jours du premier album d'Idir « Avava Inouva ».

BIOGRAPHIE DU GROUPE IKHOULAF (IXULAF):



Le groupe ikhoulaf (ixulaf) fut créé en 1979 par Idir ABTOUT alors étudiant à Paris. En 1981 il enregistra en solo le premier 45T « Yemma » (édition triomphe musique).
Appelé pour faire son service militaire, il rejoint le pays et il fut nommé professeur au lycée polyvalent de Tizi-Ouzou. Dés 1982, il reforma le groupe avec des musiciens de Tizi-Ouzou : (Les frères Mezrag, Ali Tougolais , Belyamine Belhocine et Sadek Berchiche).Le groupe s'est produit dans des salles comme El Mougar, la Maison de la culture de Tizi-Ouzou, de Médéa, le Théâtre Antique de Zeralda, au Festival de Cherchell, à La fête des cerises de Larbaa Nath Irathen et lors de la commémoration du 20 Avril à Tizi-Ouzou.

En 1984 c'est le retour sur Paris avec une tournée d'un mois dans le nord de la France au Théâtre de Roubaix et dans diverses salles de Lille et Charleville Mézières.
Les musiciens sont contraints de rentrer en Algérie et Idir Abtout retrouve son acolyte Amar Kacette et avec le pianiste Alain Frétille ils forment un trio.
Ainsi, de salle en salle et de province en province, ils sillonnèrent la France pour donner des spectacles.

En 1986 ils sortent l'album « Imdukkal », édition Iles, suivi d'un concert à L'Elysée, Montmarte de Paris. En parallèle Idir Abtout, créa la chorale d'enfants Tidukla ACB, un album, a été réalisé avec IDIR qu'il accompagna occasionnellement comme guitariste.
Faute de moyens et de producteurs dignes de ce nom, le groupe IKHOULAF, cessa l'activité en 1991.

Idir Abtout accompagna comme guitariste d'autres artistes (Ali Ideflawne et Malika Domrane) et en 2005 il croisât une chanteuse française Myriam Jean et deux musiciens l'un flutiste (Florian rousserol) et d'autre percussionniste (Tak Gad), ils reformèrent le groupe mais sous le nom de (LES3KA) et c'est grâce à cette rencontre qu'il s'est remis à écrire et à composer en français pour l'album « Salam Shaloom » sorti en 2009. En 2013 la sorti de l'album « Tahya Tahya ».

DISCOGRAPHIE :

- 45T « Yemma » édition Triomphe musique- 1981
- Album « Imdukkal » édition ILES -1986
- Album « Salam Shaloom » auto produit (En français)-2009
- Album « Tahya tahya » auto produit-2013


BIOGRAPHIE DU GROUPE TAGRAWLA :



Tagrawla est un groupe Algérien de musique berbère (kabyle) formé en 1977 à l'Université des sciences et de la technologie Houari-Boumediene de Bab Ezzouar à Alger par cinq étudiants : « Idir, Khelifa, Ahcene, Hsissou et Omar », rejoint en 1979 par Mourad Benameur à la batterie pour une courte période puis en 1980 par Belaïd, en 1982 par Lounes et en 1984 par Fazil, youcef Nedjimi et Abbes. Le célèbre groupe Tagrawla, l'une des références de la musique recherchée de la chanson kabyle, a commencé par reprendre les répertoires d'Idir, Imazighen Imoula... avant de se faire rapidement son propre répertoire et contribuer à la révolution de la musique et chanson kabyles. Le premier album, enregistré à Paris en 1981 et sorti en 1983, a connu un succès retentissant. Mais, la chanson « Yugurten » a été censurée pendant de longues années en Algérie y compris par la Chaîne 2 censée être la Chaîne de Radio des Kabyles ! En 1990, Tagrawla met sur le marché algérien un double-album contenant « Yemma tedda hafi » : Encore un succès. Puis en 1996, un autre album. Tagrawla, comme tant d'autres pionniers de la chanson kabyle moderne a fait connaître notre patrimoine en dehors de l'Algérie, notamment en Russie, en Lituanie, en Espagne en France,au Maroc et en Egypte. Le groupe Tagrawla a terminé l'enregistrement d'un nouvel album depuis 2002 avec la collaboration d'abord de Bazou, puis Farid Harfi à Béjaia. L'une des chansons évoque même « l'éveil des âarachs » alors que le mouvement citoyen n'était pas encore né. Cet album contient les chansons : « Achougher », un hommage à Tahar Djaout, Matoub Lounès ainsi qu'à toutes les victimes de l'intolérance. Ces titres l'indiquent et sont arrangées fidèlement au style qu'on connaît à Tagrawla.

Le groupe a sillonné tout le territoire algérien d'Est à l'Ouest et du Nord au Sud.


BIOGRAPHIE DU GROUPE D'ISULAS:



Crée en 1973 à la cité Malki (ex les Allobroges) à Ben Aknoun-Alger, le groupe ISULAS est constitué par Seket Mohamed (Chanteur), Alik Mustapha (Soliste), Ait Hamou Tarik (accompagnement guitare), Mohand Aouine (parolier et manager du groupe). Il enregistre son premier 45 tours (Acimi et Zahriw) en 1974. Ces chansons ont fait l'objet d'un enregistrement à la RTA en 1973.

Le groupe participe à "Tacemlit" avec la chanson « Ay Adrar », un travail de groupe piloté par Meziane Rachid avec la participation de plusieurs chanteurs entre autres : « Medjahed Hamid, Sidi Ali Nath Kaci, Idir, Imazighen Imoula... ».

En 1975 le chanteur Sekat quitte le groupe pour entamer une carrière solo, il est remplacé par Medouni Cherif qui deviendra Cherif Isulas plus tard. Le groupe se produit plusieurs fois dans les salles publiques et en milieu universitaire et scolaire, au théâtre national Algerien (TNA), dans les salles à Alger, Tizi Ouzou, Bouira, Bejaia... et participe en 1976 au premier grand spectacle d'Idir à la Coupole.

En1977, le groupe enregistre son premier Album (Tiziri, Afus deg fus, imi icenu, Taddukli, Ziri Ziri Mammas, Tizizwit, et Wissen). Lors de cet enregistrement, le groupe est renforcé par Hachemi Bellali à la basse et Arezki Baroudi à la batterie et Edwidge à la chorale, c'est aussi le premier enregistrement auquel participe Hachemi B. Et Arezki B.
Le groupe se sépare en 1978. D'autre chansons du groupe ISULAS ont été enregistrées en 1985 par cherif Isulas et Omar Meguenni. Ce sont les chansons « Ussan n temzi, si flan et slimane aghrib » (en hommage à slimane Azem.). Tous les textes chantés par le groupe ISULAS ont été écrits par Aouine Mohand et la plupart des musiques aussi sauf « Imi icenu » et « tizizwit » composées par Mustapha Alik, « Si Flen » composée par cherif isulas, « Slimane aghrib », musique de Slimane Azem, « Ziri Mammas » adaptée du patrimoine par Tarik Ait Hammou. Le reste est l'œuvre d'Aouine Mohand : (Acimi,Tiziri, Adrar, Zzher Iw, Wissen, Afus Deg Fus,Taddukli, Ussan N Temzi).
Que sont devenus aujourd'hui les membres du groupe? D'après M. Cherif Isulas : « Mohand Aouine a continué à écrire pour d'autres chanteurs, Sekat Mohammed a continué à chanter en solo il a produit plusieurs albums, Tarik Ait Hammou accompagne idir à la guitare depuis 1978 à ce jour, Alik Mustapha a quitté définitivement la musique et Cherif Medouni devenu Cherif Isulas a produit deux albums "Tafsut useggas nni" en 1985 avec les chansons « Bu Tjewaqt » sur un texte de Amar Mezdad et un autre album "Urfan d Usirem" en 1999 ».

Selon Mohand Aouine la plupart des chansons enregistrées par le groupe n'existent que dans la Radio nationale chaine II qui a réussi à faire émerger de grands chanteurs à l'instar d'idir, Ferhat Imazighen Imula, Djamel Allam, Chenoud. Le groupe compte à son actif plus de 20 chansons traitant en grande majorité de la revendication culturelle et identitaire Amazigh.


BIOGRAPHIE DU GROUPE AFOUS :




Le groupe de musique kabyle AFOUS signifiant « la Main », évoque l'union, la fraternité et la solidarité, est considéré comme l'un des groupes mythiques de la chanson et de la musique kabyles.

C'est au début des années 80 que les cinq frères qui portent le nom AMIRECHE, originaires du village Taourirt Mimoun d'Ath-Yanni passionnés de musique moderne, décidèrent sous la coupe du frère aîné Philippe de monter un groupe.

Il est composé des membres : « Hssissen » chant et guitare, « Merzouk » dit Bouboul batteur, « Philipe » guitare électrique « Makhlouf » dit Geanou, manager et « Mouloud Ait Saada » parolier du groupe. C'était un début long et difficile tant le groupe avait pour souci d'innover et de créer un style propre à lui.

Après avoir écumé la Kabylie en présentant leurs propres compositions, les frères AMIRECHE décidèrent d'aller à Paris et d'y enregistrer un disque. Ils frappèrent à plusieurs portes sans résultat. Leur attente fut longue, jusqu'à ce qu'un heureux hasard leur fasse rencontrer le musicien Arezki Baroudi déjà aguerri par le métier. A partir de ce moment les événements prirent une autre tournure et le groupe « AFOUS » était né.
De la vie sociale à l'immigration en passant par les sentiments, la spiritualité et la philosophie, les membres AFOUS ont presque tout chanté. Ils enchaînèrent les chansons qui deviendront au fil du temps des légendes telles que : « A yadhu, Melha, Saw amane » et ce, malgré les moyens qui faisaient défaut à leur début.

A ce titre le groupe AFOUS, a travaillé avec plusieurs chanteurs tels que « Takfarinas, Madjid Soula, Malika Domrane, Hamidouche ». Il contribua au lancement de la chanteuse Zohra en assurant les arrangements et l'orchestration de son premier album phare « Ayen, Ayen » qui l'a propulsa au devant de la scène musicale.

Par ailleurs, des éléments nouveaux ont pu intégrer le groupe à l'instar de Zahem Naffa (Batteur), Achab Said (guitariste), Ghezli Abderahmane (Bassiste) et Nadir Laychour (clavier).

Un vibrant hommage leur a été rendu par l'association culturelle Asaka de Taourirt Mimoun d'Ath-Yanni en 2014.

DISCOGRAPHIE :
 1 er Album (1980): "Tala Oumalou, Ougadagh"
 2 éme Album (1983):"Idebalen ""
 3 éme Album(1984) : « Sew aman ayadu »
 4éme Album(1986) : « Da3mer
 5 éme Album(1988) : « Les Beurs, L'as Dos Tris

          Source : Article d'Idir AMMOUR et témoignage du chanteur Ghezli Abderahmane


BIOGRAPHIE DU GROUPE IMAZIGHEN IMULA :



Le groupe Imazighen Imoula, fut crée en 1973 par un groupe de quatre jeunes musiciens, originaires du village Maraghna à Illulen Umalu (Illoula Oumalou), wilaya de Tizi-Ouzou : (Ferhat Imazighen Imoula, Kacher Abdelkader, Arezki Hocine et Djaou Amrane).

Ferhat Imazighen Imoula, le maquisard de la chanson kabyle, comme aimait à l'appeler Kateb Yacine, de son vrai nom Ferhat Mehenni était l'élément principal et le leader du groupe qui s'est consacré à l'instar d'idir à la chanson à textes liée à la cause Amazigh dans son triptyque identitaire, linguistique et culturel.

S'initiant depuis 1967 au métier d'auteur compositeur, il sera l'invité d'une émission de radio et en avril 1973, le groupe participe au festival de la chanson algérienne, où il figure parmi les présélectionnés. Son groupe, inscrit sous le nom d'Imazighen en provenance d'Illoula Oumalou, deviendra par une faute de frappe « Imazighen Imula ». Le groupe fait sa première percée dans le monde musical en remportant le premier prix du Festival de Musique Moderne d'Alger.

Ainsi, plusieurs musiciens de talents rejoindront ce groupe mythique de la musique moderne kabyle à l'image de : « Si Ahmed Abderahmane, Rabah Mezouan, Amer Mezdad, Cherigui Mohand Akli et Ouabadi Ali».

En 1979, un jeune guitariste en l'occurrence Kezar Mohand Ouali, intègre le groupe Imazighen Imoula qui était parmi les premiers groupes à poser en termes clairs le problème de l'identité berbère. Son répertoire composé essentiellement de textes engagés tels entre : « 20 sna di lƐerm-is », « Tizi-bwassa », « Ilik Ibaɛtiyen », « Nnif d lherma », ou encore la mythique « Aqcic d uƐettar » sont autant de chansons qui ont bercé des générations entières.