دار الثقـــــــــافة مــــولود معمــري تيــــزي وزو
AXXAM N YIDLES MULUD AT MΣEMMER N TIZI-WEZZU
MAISON DE LA CULTURE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

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Maison de la Culture Mouloud Mammeri de la wilaya de Tizi-ouzou.

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MAISON DE LA CULTURE MOULOUD MAMMERI

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AXXAM N YIDLES MULUD AT MΣEMMER N TIZI-WEZZU
MAISON DE LA CULTURE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

  • Le Commissariat du Festival Culturel National Annuel du Film Amazigh,a le plaisir de vous annoncer l’ouverture des dépôts des films pour la participation à la 16éme édition.Le dépôt se fera au siège du Festival Maison de la Culture Mouloud MammeriT-O.date limite 05 décembre 2017.
Autres événements
Le patrimoine et le territoire du 18 avril au 18 mai 2015

La culture prend diverses formes dans le temps et dans l'espace et cette diversité s'incarne dans l'originalité et la pluralité des identités ainsi que dans les expressions culturelles des peuples et des sociétés.
Les savoir-faire traditionnels sont une source de richesse immatérielle et matérielle qui contribue positivement au développement durable.
Ainsi, les liens existants entre patrimoine et ressource territoriale nous incitent tout d'abord à approcher les liens entre patrimoine et territoire. En attribuant au territoire une valeur signifiante pour l'individu et pour la société, « on ne peut se dispenser de lui conférer une valeur patrimoniale » (DI MÉO, 1994). Cependant, l'identification au lieu, si elle existe repose elle-même sur des objets particuliers, eux-mêmes porteurs de représentations significatives du territoire support et condition d'existence.
Patrimoine et territoire ont donc en commun de donner du sens et de la valeur à des objets. Ils participent à l'émergence d'un espace commun, dans lequel le groupe se reconnaît, dont il se revendique, et autour duquel il se construit. « Les éléments patrimoniaux matériels ou immatériels, retrouvés, mis en valeur ou même totalement recréés, contribuent très largement à marquer l'espace social, à lui donner du sens, à générer ou conforter des pratiques collectives et donc à fabriquer des territoires qui, à leur tour, façonnent ceux qui y vivent et renforcent les pouvoirs existants sur des bases culturelles à la fois sélectives et symboliques » (PERON, 2001). Cette dynamique se déroulant sur le long terme, patrimoine et territoire font tous deux référence au temps et donc à la mémoire ; ce rapport commun au temps se retrouvant également dans les liens qu'ils tissent à l'espace. Si la matérialité du territoire l'inscrit de fait dans cette dimension, le patrimoine possède aussi, quasi systématiquement, une assise spatiale et une référence géographique.
Après avoir été considéré comme un outil de conservation, puis comme un élément essentiel de constitution de la nation (Choay, 1988, Poulot, 2006), le patrimoine doit devenir en Algérie, ressource pour la construction et le développement des territoires. Cette nouvelle situation pose alors la question des enjeux, des formes et des logiques de cette prolifération patrimoniale au regard des dynamiques territoriales.
Ainsi, en prenant part aux dynamiques territoriales, le patrimoine peut acquérir un statut et une force renouvelés. Il permet en retour aux territoires d'asseoir leur légitimité.

Il est important aujourd'hui de reconnaître dans le patrimoine, et dans les patrimoines à différentes échelles, toutes les valeurs qui en font une valeur durable, une valeur qui a pu s'appuyer sur des ressources qui ne sont pas délocalisables, sur des ressources qui démontrent la capacité de l'homme à accumuler une intelligence, par rapport à la façon d'utiliser ces ressources, toujours très juste et ingénieuse.

Le patrimoine est dans ce sens, loin d'être une notion passéiste et doit être démonté pour être remonté avec pertinence et avec intelligence, d'une manière assez large qui va de la conservation jusqu'à la réinterprétation, la réutilisation et l'invention. Ceci permettra un développement du territoire plus cohérent.

Expressions culturelles plurielles : Le patrimoine culturel amazigh national sur les plans civilisationnel et linguistique

Strate importante et stratégique de l'identité algérienne, l'imbrication de la culture amazighe avec toutes les autres formes et expressions culturelles, fait la force et la richesse culturelle de notre Pays.

Dans un univers qui a toujours été pluriel de tout point de vue, linguistique, culturel et civilisationnel, à l'image de notre société, il est primordial de cultiver la tolérance car la question du pluralisme semble en effet devenir un axe majeur de la construction de nos faits civilisationnels et patrimoniaux. C'est donc une chance pour nous de nous retrouver avec une pluralité de langues dont le tamazight est la plus ancienne et la plus apte à nous raconter notre histoire.

Sa vivacité, son dynamisme et le fait de la voir encore vivante parmi nous après tant d'épreuves, est une preuve éclatante et palpable qu'elle n'a rien perdu de sa vitalité à défier le temps et les civilisations conquérantes.

La langue amazighe se présente sous la forme d'un nombre très élevé de parlers, répartis sur un territoire immense (de l'Egypte à l'Atlantique, de la Méditerranée au-delà du fleuve du Niger).

Le linguiste dénomme « langue berbère » est un ensemble d'idiomes présentant suffisamment de ressemblances structurales et lexicales pour qu'on le considère comme un domaine d'étude unique, et ce, indépendamment de critères externes tels l'intercompréhension, la conscience d'une communauté linguistique... etc.

Cette langue est employée par des îlots de populations plus ou moins importantes disséminées à travers le pays. Certains îlots sont infimes comme ceux de l'ouest algérien et du Sud oranais ; d'autres par contre, sont numériquement beaucoup plus importants et comptent une population beaucoup plus nombreuse (Aurès, Kabylie, Chleuh, Moyen Atlas, Rif).

La conscience d'une identité et d'une unité linguistique plus vaste a été renforcée pendant plusieurs décennies par plusieurs champs de recherche scientifique et de productions littéraires et artistiques. On y trouve des productions d'une grande valeur esthétique et dont l'inspiration dépasse les limites du terroir et du folklore. En quelques années, par voies diverses, l'identité amazighe s'est affirmée, et a accompli des bonds élancés sur tous les plans atteignant même sa reconnaissance et son officialisation. Elle s'est, pour l'essentiel, forgée et a agrandi au sein des structures étatiques.

Se développant dans un contexte plus large et bénéficiant d'un encouragement et d'une volonté plus affirmée, l'identité amazighe, s'est conférée un statut plus considérable et plus étendu. C'est un élément déterminant dans l'arène nationale.

En quelques années, l'élément national amazigh et la revendication de sa reconnaissance, sont devenus une réalité et un fondement de la personnalité algérienne.

Le patrimoine bâti ; entre expression culturelle et ressource territoriale

Dans une perspective pluridisciplinaire la démarche consiste d'une part à aborder les processus de construction des identités urbaines et d'autre part à s'interroger sur les modalités de perception et représentation de la ville.
En effet, le patrimoine met en jeu aujourd'hui des problématiques larges, dépassant les seules nécessités de protection et de mise en valeur. Il intègre aussi bien les questions liées à son usage que celle liées à la construction des espaces urbains comme lieu de mémoire, tel que défini par Pierre Nora.

Il peut constituer un levier puissant pour la réhabilitation de l'architecture traditionnelle, des quartiers, voir des villes entières, ainsi qu'un vecteur de revitalisation.

Il est souhaitable de privilégier une approche originale qui dans un premier temps permet de rappeler la qualité, la diversité et la richesse du patrimoine architectural et urbain, tout en s'interrogeant sur son devenir.

En offrant la possibilité de conjuguer mémoire, identité et cadre urbain, le patrimoine offre un espace de réflexion et d'innovations.

Les problématiques de mise en valeur, de restauration, et de réhabilitation du patrimoine, ainsi que la question de son usage dans la société contemporaine, sont aujourd'hui préoccupantes plus que jamais.

Afin d'instaurer un dialogue entre les différents acteurs, celui des enseignants-chercheurs et celui des gestionnaires publics et privés du patrimoine culturel, cet axe propose d'interroger d'une part les formations universitaires des futurs gestionnaires de la culture et d'autre part l'état de la recherche sur la question.

L'architecture traditionnelle kabyle, ne peut être que considérée comme expression de la culture conjuguant savoirs faire et pratiques sociales.
La mise en place des secteurs sauvegardés, soulève aujourd'hui de nombreuses questions liées au devenir des centres anciens. Des expériences et des démarches ont été menées sur le patrimoine, en Algérie ou à l'étranger. Une lecture critique de ses expériences, à partir d'exemples, sera privilégiée dans la mesure où elle pourrait inspirer des stratégies d'intervention ainsi que de nouvelles pratiques architecturales.

Les techniques de réhabilitation et de restauration des édifices anciens à travers des exemples déjà réalisés ou en cours de réalisation relève de la dimension créatrice de l'architecte sur l'existant, en insistant sur les questions de mémoire, d'identité et d'appropriation patrimoniale. La recherche de nouveaux usages pour les sites et les bâtiments délaissés est apparue comme une démarche susceptible de préserver le patrimoine pour la société contemporaine et pour les générations à venir.

Quelques extraits de la convention de l'UNESCO :

« Consciente que la diversité culturelle constitue un patrimoine commun de l'humanité et qu'elle devrait être célébrée et préservée au profit de tous,

Sachant que la diversité culturelle crée un monde riche et varié qui élargit les choix possibles, nourrit les capacités et les valeurs humaines, et qu'elle est donc un ressort fondamental du développement durable des communautés, des peuples et des nations.

Rappelant que la diversité culturelle, qui s'épanouit dans un cadre de démocratie, de tolérance, de justice sociale et de respect mutuel entre les peuples et les cultures, est indispensable à la paix et à la sécurité aux plans local, national et international »

L'apport de la Wilaya III historique durant la Révolution algérienne

La wilaya III historique comprenait la partie occidentale de la petite Kabylie et de la chaine des Babors à l'Est, la chaine des Bibans au centre, les monts ouest du Hodna et la chaine du Djurdjura au nord et à l'Ouest. Parmi ses villes principales Tizi-Ouzou, Bouira, Bejaia, Sétif, Bordj Bou Arrérid, Bordj Manail , Larbaa Nath Irathen , Ain El Hammam , Akbou , Draa El Mizan, Azazga Zemmora, Dellys , Tigzirt. Elle se subdivisera en quatre zones.

Elle était l'un des bastions les plus importants ayant fait face aux forces coloniales françaises. Au lendemain de la proclamation de la déclaration du 1er Novembre 1954 qui a été dactylographiée et tirée au village Ighil Imoula dans la région des Ouadhias et de la naissance du Front de libération nationale (FLN) et de l'Armée de libération nationale (ALN).

Après la tenue du Congrès de la Soummam en 1956 au sein de la wilaya III et deux ans après le déclenchement de la révolution, des chefs politiques et militaires avaient déjà assis une extraordinaire position de commandement du FLN, disproportionnellement représentée dans le CNRA, prépondérante dans le CEE, dirigeant trois des six Wilayates historiques, la FFFLN, l'UGEMA et l'UGTA.
Les responsables de la Révolution, les Moudjahidine et même le territoire naturel de la wilaya III, étaient pourchassés et emprisonnés, à travers notamment la répression militaire coloniale caractérisée par les opérations les plus devastatrices telles que : l'Oiseau Bleu, la Bleuite et Jumelles, destinées à miner la Révolution algérienne de l'intérieur.
Les principaux chefs politiques et militaires sont : Abane Ramdane, Hocine Ait Ahmed le syndicaliste Aissat Idir, le colonel Krim Belkacem, le colonel Mohammedi Saïd, dit Si Nacer, le colonel Mohamed Ameziane Iazzourene dit Vrirouche, le colonel Amirouche, le colonel Mohand Oulhadj, le colonel Amar Ouamrane, le colonel Slimane Dehilès, dit Si Sadek, le colonel Mohamed Zamoum, dit Si Salah, le Colonel Ali Mellah dit Si Cherif.

Par ailleurs, le nombre important d'ouvriers issus de cette région parmi les travailleurs émigrés algériens avait été longtemps reflété par les positions frontales occupées par les Kabyles dans le Mouvement Nationaliste en France avant 1954, en l'occurrence Djefel Mohamed et Imache Amar. Avec le début de la révolution et la création de la fédération de France du FLN (FFFLN), parmi ces leaders fut Mourad Terbouche, Salah Louanchi et Omar Boudaoud.

Les Accord d'Evian et le cessez le feu ont été signé et parafé par le premier chef de la wilaya III Krim Belkacem le 19 mars 1962 et ses Moudjahidine à leur tête son dernier chef Akli Mohand Oulhadj ont eu l'honneur de soulever l'emblème national à Sidi Fredj le 03 Juillet 1962, date de l'indépendance et le recouvrement de la souveraineté nationale après 132 ans sous le joug du colonialisme féroce.

Programme
18 avril – 18 mai 2015
Ø Exposition portant sur le patrimoine culturel de la wilaya de Tizi-Ouzou, élaborée par la Direction de la Culture de Tizi-Ouzou (voir fiche N°1 en page 05)
Ø Exposition portant sur « le système défensif de la Casbah d'Alger », élaborée par le Bastion 23 d'Alger.
Ø Exposition « Tamutrt-iw ; ma terre, pratiques populaires et liens sociaux », élaborée par la Direction de la Culture de Tizi-Ouzou. (voir fiche N° 2 page 06)
Ø Exposition portant sur « l'apport de la wilaya III historique durant la Révolution algérienne », élaborée par la Direction de la Culture de Tizi-Ouzou en partenariat avec le musée du Moudjahid de Tizi-Ouzou.
18 avril 2015
Journée d'étude : « Expressions culturelles plurielles : Le patrimoine culturel amazigh national sur les plans linguistique et civilisationnel».

17 et 18 mai 2015

Rencontre internationale : « Le patrimoine bâti : entre expression culturelle et ressource territoriale » , avec la participation du département d'architecture de l'université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, le Conseil canadien de certification en architecture et l'Institut National de l'Histoire de l'Art de Paris.

Du 26 avril au 08 mai 2015
Caravane du patrimoine : En partenariat avec la Direction de l'éducation nationale, des sorties pédagogiques dans des sites classés au patrimoine national, à savoir :
- Les deux maisons d'Ighil Imoula : Lieux où fut rédigé et tiré le texte de la proclamation du 1er Novembre 1954
- La maison Abane Ramdane
- La maison Krim Belkacem
- La maison Lalla Fadhma N'Soumeur
- Le site de Tigzirt
- Le village Aourir
- La zaouïa Sidi Ali Moussa
- Maison Iazourene
- Maison Dehilès
- Bordj turc de Boghni
- Abri sous roche « Ifri N'dlal » à Ifigha
- Maison Cherif Kheddam
- Maison Imache Amar