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AXXAM N YIDLES MULUD AT MΣEMMER N TIZI-WEZZU
MAISON DE LA CULTURE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

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Maison de la Culture Mouloud Mammeri de la wilaya de Tizi-ouzou.

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MAISON DE LA CULTURE MOULOUD MAMMERI

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Autres événements
Commémoration du 55e anniversaire de la mort d’Amar Imache


République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de la Culture

Direction de la Culture de la Wilaya de Tizi-Ouzou
Maison de la Culture Mouloud MAMMERI

En collaboration avec

La Famille IMACHE Amar
L'Association Culturelle IMACHE Amar du village d'Ait Mesbah

الذكرى55 لوفاة اماش اعمر( 1895-1960)

يوم دراسي حول اماش اعمر

Asmekti wis 55 n temettent n IMAC Aâmer
Ass Adelssan γef IMAC Aâmer (1895-1960)

Commémoration du 55ème Anniversaire de la mort
d' IMACHE Amar (1895-1960)

Journée d'étude sur IMACHE Amar



Village d'Ait Mesbah, Commune Ath Douala,
le Vendredi 06 Février 2015

Maison de la Culture Mouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou,
Le Samedi 07 Février 2015

 


BIOGRAPHIE :
IMACHE Amar (1895-1960)

Né le 7 juillet 1895 dans le village Ait-Mesbah, commune d'Ath Douala en Kabylie. Issu d'une famille de petits agriculteurs sans héritage économique ou politique, mort le 7 février 1960.
Il est l'un des pionniers du Nationalisme Algérien et père fondateur de l'Etoile Nord Africaine.
Vers l'âge de 8 ou 9 ans, il entre à l'école primaire de Taguemount Oukerrouche, village natal de ses grands-parents maternels, distant de 2 km environ d'Ait-Mesbah et suit une scolarité complète avec l'instituteur Ferrys, un vosgien. Il commence à travailler très tôt, d'abord pour aider ses parents, puis pour gagner sa vie dans la Mitidja. Il émigre en France au début de la première guerre mondiale. Il y travailla dans diverses usines et entreprises comme l'attestent ses différents certificats de travail : mines de charbon du Pas-de-Calais dans le nord de la France ; manufacture des pneumatiques Michelin à Clermont-Ferrand ; dans l'établissement des Constructions et Armes Navales dans la Charente et enfin à Paris, comme chef d'équipe à l'usine Roger et Gallet dans le département Levallois-Perret, jusqu'en 1934. En novembre 1934, il sera viré de ce poste de travail et emprisonné en raison de son engagement politique.
Imache Amar consacrera l'essentiel de sa vie professionnelle à un travail de sensibilisation et de conscientisation des ouvriers algériens en France. L'aboutissement est un immense succès : près de 100.000 ouvriers algériens se rassemblent à Paris, le 7 décembre 1924 et créent la première organisation socio-politique dénommée le CONA : Congrès des Ouvriers Nord Africains.
En 1926, ce Congrès se transforme en Parti politique : l'Etoile Nord Africaine qui revendique l'indépendance de l'Algérie.
En février 1927, les revendications de l'E.N.A. sont déposées sur le bureau de la ligue anti-impérialiste de Bruxelles.
L'approche des festivités du centenaire de la colonisation renforce la détermination des algériens à soutenir le combat de l'E.N.A. en organisant des rassemblements et des manifestations un peu partout en France.
La riposte des autorités françaises est brutale : l'Etoile nord africaine, créée en juin 1926, est dissoute en novembre 1929.
1930, la France fête dans un enthousiasme délirant le triomphe de la colonisation et la « soumission définitive des indigènes ».
Le combat de l'E.N.A. ne s'arrêtera pas pour autant. Sur initiative d'Imache Amar, sera créé durant cette même 1930, le journal El-Ouma qui portera et défendra le combat indépendantiste.
1933. L'Etoile Nord Africaine revient, plus forte que jamais, sous une nouvelle appellation : la Glorieuse Etoile Nord Africaine. Lors de l'assemblée générale des militants, tenue le 28 mai 1933, Imache Amar sera élu secrétaire général de la G.E.N.A. et rédacteur en chef du journal El-Ouma. Les militants nationalistes sont résolument déterminés à approfondir et à réaffirmer la doctrine du Parti à savoir l'indépendance totale de l'Algérie. Une Algérie puisant ses références à partir des valeurs ancestrales des coutumes et de la culture berbère.

 

Ces références explicites à des caractéristiques socio-culturelles authentiques que tente d'intégrer Imache Amar au programme politique du mouvement national vont, une nouvelle fois, provoquer l'inquiétude des autorités coloniales, mais cela suscite en même temps défiance et suspicion chez certains de ses compagnons. La conjoncture historique leur sera favorable : des sanctions, beaucoup plus sévères cette fois-ci, s'abattent sur l'Etoile nord africaine. Elle est dissoute en novembre 1934 et ses principaux dirigeants emprisonnés. Radjef Belkacem, Messali Hadj et Imache Amar sont condamnés chacun à 6 mois de prison et 2000 fr d'amende.
Les trois prisonniers ne seront libérés qu'en mai 1935.
L'occupation de l'Ethiopie par l'Italie fait réagir Imache Amar qui déclare, le 22 août 1935 : « tous lesafricains sans distinction de religiondoivent manifester contre le fascisme italien. Tous les africains doivent s'unir pour combattre l'impérialisme en Afrique ».Ces déclarations lui valent une nouvelle condamnation.
En septembre 1935, se tient à Genève le Congrès musulman d'Europe. Banoune Akli, Beddek Mohammed et Imache Amar forment la délégation de l'Etoile nord africaine à Genève.
Le 11 décembre 1935, Radjef Belkacem, Si Djilani et Imache Amar sont de nouveau incarcérés. Messali Hadj, ayant profité de la première libération en mai 1935, trouvera refuge à Genève auprès de l'émir Chekib Arslan.
Le 7 juin 1936, se déroule à Alger dans la salle Majestic, le Congrès musulman qui réunit les Oulémas, le Parti communiste algérien et les élus. Tous acquis au projet Blum-Violette qui préconise l'octroi de la nationalité française à quelques 20 ou 25.000 notables indigènes. Ce projet affecte considérablement Imache Amar qui réagit, d'abord en ironisant : « vouloir civiliser les indigènes par étapes et par tranches de 20.000 ». Puis, plus vigoureusement il dénonce ce projet selon lequel, pour libérer l'Algérie, il faut d'abord la rattacher à la France et pour être citoyen algérien, il faut d'abord être citoyen français assimilé.
En octobre 1936 Imache réussit à faire avorter les négociations tripartites engagées entre l'ambassade d'Espagne en France, le Parti communiste français et l'Etoile Nord Africaine à propos de l'envoi de militants algériens dans les brigades internationales.
La dernière assemblée générale de l'E.N.A. a lieu le 27 décembre 1936. Messali Hadj et Imache Amar se succèdent à la tribune pour exposer, chacun, sa conception de la politique et sa vision pour l'Algérie de demain. Lors de ses interventions, Imache Amar bute contre l'hostilité de certains militants qui étouffent ses propos dans le chahut des cris : « vive Messali ».Il réplique : « une association doit suivre un programme et non se mettre à la remorque d'un homme ».
26 janvier 1937. Le Front populaire, soutenu par le P.C.F., prononce la dissolution de l'Etoile nord africaine.
11 mars 1937. Création du P.P.A. Imache n'adhère pas à ce nouveau Parti dont il juge le programme en retrait par rapport à celui de l'E.N.A. Le fondateur de l'Etoile Nord Africaine se retrouve sans Parti, sans travail et sans argent.Commence alors pour lui, la traversée du désert. Il survit grâce à ses amis qui le prennent en charge, Beddek Mohamed notamment qui l'hébergera un moment à Lyon. Il écrira sa première brochure intitulée : l'Algérie au carrefour. La marche vers l'inconnu.Où il dénonce le projet Blum- Violette et la dissolution de l'E.N.A.

 

En 1939, à la veille de la seconde guerre mondiale, il écrira sa deuxième brochure : l'Afrique dans l'angoisse. Dans son message, il avertit les africains : « si jusqu'à présent nous luttons contre le colonialisme, désormais nous devons faire face à un fléau beaucoup plus destructeur : le fascisme ». Cette brochure, il la payera cher puisque les allemands l'arrêteront. Il ne sera libéré qu'en 1945 à la fin de la guerre.
En 1946, il écrira sa troisième brochure : L'heure de l'élite, dans laquelle il dénonce les massacres du 8 mai 1945 et interpelle les élites musulmanes qui ne prennent pas position devant les événements graves. Il écrira, durant la même période, sa quatrième brochure : Cyclones sur le monde, où il exhorte les hommes, tous les hommes à cesser de s'entretuer s'ils ne veulent pas connaître un troisième cyclone. Les deux premiers cyclones étant la première et la seconde guerre mondiale.
Février 1947, Imache Amar décide de rentrer en Algérie. La prison l'a durement marqué, il est complètement malade et boiteux. Il rédige une lettre d'adieu aux algériensrésidant en France. Cette lettre contient deux messages : le premier, destiné aux travailleurs émigrés qu'il exhorte à s'unir, à s'aimer, à se solidariser et à dépasser leurs divergences pour n'avoir comme seul objectif que la libération de leur pays. L e second message s'adresse aux militants du P.P.A. qu'il met en garde contre le culte de la personnalité.
1948. Imache Amar, âgé de 53 ans, décide de se marier. Pour subvenir aux besoins de sa nouvelle famille, ses amis lui trouvent un travail à Alger dans une société d'import-export (les comptoirs nord africains, une société appartenant à des hommes de l'U.D.M.A.).Il occupe le poste de magasinier. Un travail compatible avec son état de santé.
1951. Son état de santé s'est brusquement aggravé. A Tizi-Ouzou, le Docteur Ouakli, son ami, lui recommande de cesser toute activité physique. Il sera désormais entièrement pris en charge par ses beaux- parents au village voisin d'Ait-Idir.
1955. Une année après le déclenchement de la lutte armée, Imache Amar décide de quitter Ait-Idir pour rejoindre Ait-Mesbah son village natal. Les soldats de l'armée française commencent à se déployer dans les différents villages de Kabylie. Il ne veut pas, par ses contacts avec les responsables F.L.N.-A.L.N., mettre en danger la vie de ses beaux-parents.
1959. L'armée française impose un blocus alimentaire au village d'Ait-Mesbah.
Dans la nuit du 6 au 7 février 1960, Imache Amar décède.


 Programme :

Vendredi 06 Février 2015 :
Hall d'exposition :
- Exposition autour du parcours militant d'IMACHE Amar dans le Mouvement National Algérien: (photos, articles de presse, écrits et contributions, livres ...).

09h : Départ vers le village d'Ait Mesbah, commune d'Ath Douala pour le recueillement sur la tombe IMACHE Amar.

Samedi 07 Février 2015 :
Hall d'exposition :
- Exposition de la biographie, des citations tirées des écrits et des articles de journaux, relatant la vie et le parcours politique d'Amar Imache dans le mouvement national.
- Exposition de citations tirées de ses brochures.
- Vente dédicace du livre intitulé : « l'Algérie au carrefour » (compilation de ses écrits réédités à titre posthume).

Petit théâtre :
14h : Conférences-débats sur le rôle d'Amar Imache dans le mouvement national, animées par :

- Monsieur Said Chemakh, Maitre de conférences en linguistique Amazigh sous le thème : « l'œuvre écrite de Imache Amar, une autre mémoire du mouvement national Indépendantiste algérien (année 30) ».
- Monsieur Karim Salhi, Enseignant en histoire sous le thème : « le rêve d'Amar Imache : une nation algérienne enracinée dans son Histoire ».