دار الثقـــــــــافة مــــولود معمــري تيــــزي وزو
AXXAM N YIDLES MULUD AT MΣEMMER N TIZI-WEZZU
MAISON DE LA CULTURE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

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PROGRAMME EN LIGNE DE RAMADAN 12 mai 2020 Maison De Culture Mouloud Mammeri De Tizi...

Ahil Adeslan n wagur n ramdan SEG 1 AR 21 MAGGU 2020

Concours de chant et musique vi@ le net

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PATRIMOINE BERBÈRE
Alimentation en Kabylie au XIX ème siècle (Partie 1) Couscous:
Alimentation en Kabylie
au XIX ème siècle (Partie 1) 
Couscous:
Le couscous est en Kabylie la base de l'alimentation ; il y porte le nom de seksou ou de taâm. Le taâm n'est autre chose que de la farine granulée par une opération manuelle qui entre spécialement dans les attributions des femmes. Placée dans un vase en terre dont le fond est criblé de trous, cette farine granulée subit une sorte de coction par la vapeur qui se dégage d'un récipient inférieur, qui contient de l'eau, de la viande, des légumes et des plantes aromatiques.
Les individus qui sont dans l'aisance mangent le seksu guirden, qui est fabriqué avec la farine de froment, les pauvres, le seksu n timzin ou de farine d'orge, le taâm el-bechna ou de farine de sorgho, le seksu ubellout ou de farine de glands. Lorsque la pâte est arrivée à un degré de cuisson convenable, on la renverse sur un grand plat de terre vernissée ; la viande est mise par-dessus ; chaque convive creuse dans la pâte avec sa cuiller une cavité dans laquelle il verse le bouillon. Ce bouillon, très relevé en goût par une assez forte proportion de poivre et de piment, coloré en rouge par de la poudre de tomate, constitue la sauce du taâm ou la merkâa. Tous les convives sont rangés autour du même plat.
Viande:
La viande que l'on met à la marmite pour la préparation du couscous est tantôt de la chair du mouton (aksoum), tantôt celle du bœuf (aksoum bouzgueur). La viande est encore assez ordinairement servie, dans les repas kabyles, sous forme de rôti (akanif) ; on prépare de cette façon la perdrix, la caille et, en général, tous les petits oiseaux.
Malheureusement, la viande n'est pas, pour un grand nombre de Kabyles, la nourriture la plus habituelle : beaucoup n'en mangent qu'une fois par semaine, le jour du marché ; les plus pauvres seulement lorsqu'un événement important devient l'occasion d'une timecheret ou distribution, à laquelle participent tous les membres du village, riches ou indigents.
Le lait:
Le lait est servi dans presque tous les repas, ou bien frais (aïfki), ou bien sous forme de caillé (ikil) ; à l'époque des grandes chaleurs, le lait aigri (ir'i) constitue une boisson agréable et rafraîchissante.
Les légumes :
Les principaux légumes qui entrent abondamment dans l'alimentation des Kabyles sont : l'artichaut et le scolyme cultivé, dont les nervures foliales sont mangées crues ou bien cuites dans le bouillon ; de nombreuses variétés de légumineuses proprement dites, pois, haricots, fèves ; auxquelles il faut joindre, par analogie de composition, le gland doux (bellout), fruit du Quercus Ballota. Ces produits féculents sont cuits à l'eau, ou réduits en farine et granulés pour entrer dans la préparation du couscous.
????Le pain:
Le pain, préparé avec des farines imparfaitement blutées, se présente sous un aspect assez grossier. Le levain (ir'es-en-temtount), obtenu par la fermentation d'une petite quantité de pâte pendant dix-huit à vingt heures, est incorporé par le pétrissage à une masse de pâte nouvelle. Après les manipulations convenables, cette pâte est divisée en petites portions aplaties, que l'on saupoudre de farine, à la surface desquelles on incruste des graines aromatiques, et que l'on met au four ou dans une casserole de terre. Le pain ainsi fabriqué (ar'eroum-en-temtount) est mal levé, imparfaitement cuit, par suite, d'une digestion assez difficile. Une autre espèce de pain (ar'eroum akouran) est préparé sans levure et avec des farines de qualité très inférieure ; on trouve ce pain dans les pauvres ménages, sous forme de galettes noires et d'un aspect peu appétissant.
????Les fruits :
Les fruits abondent en Kabylie et entrent pour une part considérable dans l'alimentation. Le figuier est cultivé partout où la nature du sol le permet ; ses fruits, séchés (tazart) pour être conservés pendant l'hiver, sont, par la grande abondance de leur production et par leur valeur vénale peu élevée, une grande ressource pour les gens nécessiteux. Un colporteur kabyle quelconque part pour Alger en n'emportant, comme provisions de bouche pour l'aller et le retour, que deux ou trois galettes de son pain le plus noir et à peine un kilogramme de figues sèches. Les fruits du Cactus Opuntia, que nous appelons figues de Barbarie, et que les Kabyles appellent, par opposition, figues des chrétiens, sont aussi très communs ; ils se donnent plutôt qu'ils ne se vendent. Les jardins fournissent aussi du raisin délicieux, des poires, des pommes, des melons, des pastèques, etc.
????Synthèse des sources faite par : Maison de la Culture Mouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou ( In Encyclopédie berbère)