دار الثقـــــــــافة مــــولود معمــري تيــــزي وزو
AXXAM N YIDLES MULUD AT MΣEMMER N TIZI-WEZZU
MAISON DE LA CULTURE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

les vœux du directeur L'aid thamarvouhth

.

'

.

,

دار الثقـــــــــافة مــــولود معمــري تيــــزي وزو
AXXAM N YIDLES MULUD AT MΣEMMER N TIZI-WEZZU
MAISON DE LA CULTURE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

  • Suivez notre programme en ligne sur le site de la Maison de la Culture Mouloud Mammeri de Tizi-ouzou et Page face-book Maison de la Culture Mouloud Mammeri - Tizi-ouzou ***Restez connectés.
ASMEKTI - إستذكار- ÉVOCATION
ASMEKTI /Cheikh Mokrane AGAW
ASMEKTI /Cheikh Mokrane AGAWA

« De son vrai nom Ouali Mohand Amokrane dit Cheikh Mokrane Aggawa est né le 23 mai 1929 à Aït-Atelli, commune de Larbaa-Nath-Irathen. Très jeune il s'intéressait à la musique et commença le chant vers l'âge de 15 ans. En 1949, âgé de 20 ans, il quitte le cocon familial pour s'installer à Béjaïa. En compagnie des frères Saddek , Abdelwaheb et Youcef Abdjaoui, tout en perfectionnant sa formation musicale, il anime la station radio de cette ville et ce jusqu'en 1952. A Alger mais aussi à Paris, il enregistre des disques avec Cheikh Nouredine, Amar Ouyacoub et d'autres artistes. Son répertoire est très riche et compte plus de 500 chansons ! Pour la petite histoire et fait inédit, en 1956 à Paris, à la RTF (Radiodiffusion-Télévision-Française), il aurait enregistré 15 disques en une seule nuit, Cet artiste émérite a chanté en compagnie de Djamila, Henifa, Anissa, Ourida , etc. Son répertoire aborde des thèmes nombreux et variés qui restent d'actualité : l'émigration, la patrie, l'amour, la kabylie ; sa chanson « Larvaa nath yirathen a thin umi zin essouar » reste gravée dans la mémoire collective. En 1962, au lendemain de l'indépendance, Radio-Bougie est transférée vers Sétif avec pour effet la dispersion et l'isolement des artistes. Après avoir occupé des postes de direction au sein de l'ONAT (office du tourisme), il réintègre la Radio Nationale au sein de laquelle il continuera à travailler jusqu'en 1972, pour ensuite se consacrer exclusivement au chant religieux traditionnel « Adhekkar » dont il fait sa spécialité. Les veillées religieuses animées par Cheikh Moqran Aggawa ont drainé de grandes foules. Quand il chantait, a capella, accompagné par le choeur de ses « khouanes » l'assistance écoutait sa voix mélodieuse dans le silence et le recueillement. Il sillonnait toute la Kabylie et ne refusait jamais les invitations qui lui parvenaient de partout ; il avait le don d'apporter apaisement et consolation à la perte d'un être cher ou d'un proche. Son nom inspirait confiance et forçait le respect. A ce titre, Moqrane Aggawa devint président d'honneur de l'association culturelle « Tafaska Si Mohand U M'hand » créée en 1989 et agréée en 1992 dont le siège est l'ex-caserne militaire de l'ex-Fort National. Inlassablement, malgré le poids de l'âge, il ne refusait jamais les veillées funéraires pour lesquelles on le sollicitait. Cheikh Moqran Aggawa s'est éteint le 12 septembre 2009, dans sa maison à Aït Atelli, son village natal. Le grand poète-compositeur qu'il fut laisse aux générations présentes et à venir, une œuvre inestimable que nous nous devons de préserver. Cet hommage à Cheikh Moqran Aggawa est un devoir de mémoire ; c'est aussi une manière de préserver notre patrimoine culturel ciment de notre identité. » Biographie reconstituée et écrite par Saliha Ouar